revue PERCEPTIONS - No. 01 - LE SENS

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L'appropriation des lieux: l'humilité des professionnels de l'aménagement face aux pratiques informelles

Fanny Pahud

Sensibilisée aux enjeux sociaux et environnementaux lors de ses études au baccalauréat en géographie et environnement de l'Université de Genève en Suisse, Fanny Pahud a voulu se donner les moyens d'avoir un impact à plus grande échelle sur ces sujets. Elle a donc entamé une maîtrise en urbanisme à l'Université de Montréal, qu’elle finit sous peu. Stimulée par les pratiques innovantes en participation citoyenne et en économie circulaire, elle est toujours curieuse d'apprendre. Elle s’implique dans des projets rassembleurs et transdisciplinaires tels que le Comité interuniversitaire urbain (CIU-IUC) et la revue Perceptions, car elle croit au pouvoir de la mobilisation et à la bonification des disciplines lorsqu’elles sont croisées. Grande voyageuse, elle ne part jamais sans son appareil photo, même si elle préfère rester dans l’expérience du réel plutôt que dans la représentation.

En tant que professionnels de l’aménagement, on se demande souvent quels sont les critères pour évaluer la réussite d’un lieu. En ce qui concerne le domaine public, je dirais qu’il faut aller chercher du côté du public cible de nos aménagements : les usagers. Il est alors intéressant de comprendre pourquoi les habitants, les travailleurs ou les gens de passage ont envie de rester à cet endroit.

 

Mes voyages en Amérique latine m’ont fait découvrir que les usages peuvent aussi être générés par des éléments informels. Un rebord de fenêtre, une voie sans issue, des marches d’église, un vendeur ambulant, un arrêt de bus ou les berges d’une rivière. S’y sentir bien ; cela devrait être leur principal but.

 

S’asseoir, laisser son regard divaguer,

profiter des rayons du soleil, de l’ombre ou de l’air frais,

lire un livre, attendre, discuter ou se promener,

boire un jus pressé,

respirer