Perceptions

la revue                                             

Le troisième numéro explore l'hétérotopie

Cette troisième édition de Perceptions s’intéresse à la réalisation concrète et physique de l’utopie, matérialisée à travers l’objet, le lieu, l’espace ou l’instant.

Issu du grec hétéro (autre) et topos (lieu), le terme hétérotopie nous invite à imaginer un tout autre sens pour les environnements que nous côtoyons et ce qui les compose. Développées à partir du concept de Michel Foucault, les hétérotopies nous permettent d’exister différemment. Ces lieux et ces objets proposent une réalité différente, dont les caractéristiques deviennent le terrain de jeu de l’imaginaire, invitant ainsi les utilisateurs à inverser les codes établis. Elles s’incarnent autour de nous sous différentes formes, telles les coutumes, les rites, les jardins, les cimetières ou les asiles, existant et se développant en parallèle du temps. Ces interfaces sont toutes définies par des constructions sociales précises, qui les distinguent de leur environnement périphérique. Les hétérotopies juxtaposent différents types d’espaces tels les théâtres ou les cinémas ou différentes temporalités tels le musée et leurs expositions. Ces singularités génèrent ainsi un terrain propre à l’imagination, l’émancipation et la contestation douce, protégé ou isolé de l’extérieur par un mécanisme formel ou informel d’accès.

Quelles sont ces nouvelles interfaces à imaginer, à initier ; ces nouveaux espaces à créer? Ces lieux hors de tout lieu? Le terme peut-il être porteur d’une réflexion sur de nouvelles interfaces inclusives? Quels sont ces lieux ou ces objets, qui, autour de nous, semblent exister en dehors des conventions sociales et des fonctions prédéfinies de notre société ? Comment ces hétérotopies permettent-elles l’émancipation, l’imagination et la réalisation tant individuelle que collective ?

En ces temps troublés, où les sociétés sont sans cesse bouleversées et remises en question, une réflexion s’impose. Perceptions vous invite à vous questionner sur les hétérotopies qui nous entourent, à imaginer celles de demain et à critiquer celles d’hier ; à matérialiser vos propres utopies et à inventer les espaces nécessaires à l’expression et à l’émancipation de la société actuelle. Après tout, n’est-ce pas aux designers de concevoir, au meilleur de leurs capacités.es, des utopies ?

L'appel à contributions est en cours

Tu es intéressé.e à explorer la thématique de la liminalité avec nous? Tu fais partie de la communauté étudiante tous domaines confondus ou tu es récemment dîplomé.e?

MÉDIUMS ACCEPTÉS

Nous cherchons à diffuser une multitude de médiums de l’aménagement et du design sous forme d’essais, d’articles, d’entrevues, de textes d’opinion, de créations littéraires, de photographies, de modélisations, de dessins, d’esquisses, de croquis ou de tout visuel expressif d’un point de vue.

Prioriser les formats .DOC (word), .JPG et .PNG.

MODALITÉS SUPPLÉMENTAIRES

Les contributions doivent être en français (anglais accepté avec résumé en français) et contenir :  nom complet de l'auteur.e, programme d’étude, institution d'étude ainsi qu'une courte biographie écrite à la troisième personne. Les textes sont limités à 3 000 mots et le visuel doit être accompagné d'un texte d'intention. Les contributions doivent être envoyées par courriel à l'adresse revueperceptions@gmail.com.

DATE LIMITE

1er mars 2021

DOCUMENTS

Télécharger l'appel à contributions

LE premier numéro est maintenant disponible en ligne

PERCEPTIONS_PageCouvertureV02-1_edited_e

numéro 01

le sens

Perceptions réclame une quête de sens, fondamentale pour penser les enjeux d’aujourd’hui et de demain. Elle invite à une prise de recul nécessaire pour les professionnel.le.s en devenir. Dans cette première édition de la revue, textes d’opinion, visuels, projets et réflexions participent à un dialogue introspectif vis-à-vis des pratiques émergentes en  ménagement et en design. Les tonalités varient, les prises de position abondent. La nécessité de démystifier nos professions est un constat premier, suivi de près par le besoin de s’approprier les notions que nous avons apprises sur . . .